Étude de potentiel solaire sur une copropriété nantaise : 20,25 m², 4 252,5 Wc, un résultat qui surprend

Depuis la loi Énergie-Climat de 2019, le photovoltaïque séduit de plus en plus de copropriétés. Mais avant de soumettre un projet au vote en assemblée générale, encore faut-il savoir si le bâtiment s’y prête. Orientation des toitures, ombrages, surface réellement exploitable, coût, économies attendues : autant de paramètres qui décident de la rentabilité. L’étude de potentiel solaire répond à ces questions avec des chiffres, à partir d’une analyse du bâtiment et de son environnement. Ce n’est pas une étude de conception, mais l’étape préalable qui permet de décider en connaissance de cause. L’exemple d’une copropriété en Loire-Atlantique montre qu’un résultat peut surprendre, et éviter un mauvais investissement.

Quel toit se prête vraiment au solaire ?

Sur cet immeuble, la toiture comporte deux versants opposés. Un seul est exploitable : le versant orienté sud-est. La face nord-ouest ne produit rien d’utile.

L’orientation sud-est est acceptable, mais pas idéale pour l’autoconsommation :

  • Plein sud : production maximale, mais concentrée à midi.
  • Est/ouest : la plus adaptée à l’autoconsommation, production étalée du matin au soir.
  • Sud-est : production surtout le matin, quasi nulle en fin de journée.

Quels obstacles réduisent la surface utile ?

Bonne nouvelle côté ombrage : les bâtiments voisins ne masquent pas le versant exploitable. Quelques arbres proches ont un impact jugé faible.

Le vrai frein vient de trois cheminées présentes sur le versant ou à sa périphérie. Avec un soleil rasant du matin, elles projettent des ombres pénalisantes. Pour les éviter, les panneaux doivent être implantés dans la partie haute du rampant, au-dessus des fenêtres de toit. Résultat : une surface utile limitée à 20,25 m², soit une puissance de 4 252,5 Wc.

Combien ça coûte, et est-ce rentable ?

  • Coût estimé : 12 900 € TTC (panneaux, onduleur, pose, échafaudage et toit en ardoise compris).
  • Prime à l’autoconsommation : 680,4 €.
  • Économie estimée : 237,1 € par an sur la facture d’électricité.

Avec une économie annuelle de 237,1 € face à 12 900 € investis, l’installation n’est pas amortie sur sa durée de vie (20 à 25 ans), même en tenant compte de la prime et d’une hausse du prix de l’électricité. À cela s’ajoute le surplus revendu au réseau, valorisé environ deux fois moins cher que le tarif d’achat.

Point de vigilance — Sur un versant sud-est, la production est quasi nulle en fin d’après-midi, au moment du pic de consommation des foyers. Pour limiter les pertes, il faut décaler chauffe-eau, lave-linge, sèche-linge et lave-vaisselle sur les plages matinales.

En résumé

Avec 20,25 m² exploitables, 4 252,5 Wc, 12 900 € TTC et 237,1 € d’économie par an, ce projet n’est pas rentable dans les conditions actuelles : orientation sud-est, cheminées et coût de pose pèsent ensemble sur le résultat. Cela ne condamne pas le solaire en copropriété, mais montre que la rentabilité dépend du contexte précis du bâtiment. Une étude de potentiel solaire ADNE Ingénierie vous évite de voter pour un projet qui ne tiendra pas ses promesses, et sécurise votre décision avant tout engagement.

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