Une salle de restauration scolaire cumule les contraintes : forte humidité liée aux vapeurs de cuisine, ventilation à fort débit, usage intensif sur des créneaux courts. On pourrait croire l’étanchéité à l’air secondaire dans ce type de local. C’est une erreur. Une enveloppe qui fuit laisse entrer de l’air parasite, déséquilibre les pressions, provoque des condensations sur les parois froides et fait grimper le chauffage. Dans un local humide, ces infiltrations peuvent même favoriser des désordres liés à l’humidité. Pour un bâtiment neuf, le seuil réglementaire est de 1,20 m³/(h.m²). Un constructeur soigneux fait mieux : l’exemple d’une salle de restauration scolaire neuve en Vendée le montre, avec un résultat quatre fois sous l’objectif.

Pourquoi viser mieux que le seuil réglementaire ?
Le bâtiment testé est une salle de restauration scolaire neuve en Vendée, sur un seul niveau, structure béton et isolation intérieure. Un service de repas par jour, cinq jours sur sept. Caractéristiques retenues pour le test :
- Volume intérieur : 1 379,52 m³
- Surface d’enveloppe (ATbat) : 669,4 m²
- Ventilation double flux, chauffage par réseau de chaleur
- Objectif : Q4Pa-surf ≤ 1,20 m³/(h.m²)
Le test a été réalisé à réception, selon la norme NF EN ISO 9972 et le fascicule FD P50-784 (méthode 3, bâtiment achevé). Les bouches de la ventilation ont été colmatées et tous les critères de validité de la norme respectés.
Un résultat quatre fois sous l’objectif
Résultat mesuré : Q4Pa-surf = 0,28 m³/(h.m²), pour un objectif de 1,20. L’objectif est atteint avec une marge d’un facteur 4,3. Pour un bâtiment tertiaire neuf, c’est l’une des meilleures performances possibles.
- n50 = 1,16 h⁻¹
- Surface de fuite effective : 204 cm², soit un carré de moins de 15 cm de côté pour toute l’enveloppe
- À titre de comparaison, le seuil BBC Effinergie est de 0,60 : le résultat se situe à moins de la moitié
Où se situaient les seuls défauts ?
Le diagnostic mené pendant la mesure n’a révélé aucune fuite majeure sur les parois, les liaisons périphériques ou les traversées de gaines. Deux défauts mineurs seulement, sur les menuiseries :
- Portes extérieures : infiltrations moyennes à la jonction ouvrant/dormant (compression de joint insuffisante).
- Porte d’entrée : infiltrations faibles, un réglage ou un remplacement de joint suffit.
L’absence de défaut sur les parois et les traversées témoigne d’une exécution soignée : menuiseries, joints de calfeutrement et traversées de gaines ont tous été traités avec rigueur.
Conseil ADNE — Même mineurs, les défauts de menuiseries doivent être consignés dans le procès-verbal de réception pour une reprise sous garantie. Ne pas les noter reviendrait à accepter un bâtiment avec des défauts connus.
Quels bénéfices concrets pour la collectivité ?
Sur un local humide, ce niveau d’étanchéité change tout : moins de condensation sur les parois froides, moins de risque de désordres liés à l’humidité, et une ventilation qui fonctionne comme prévu (l’air entre par les bouches, pas par les fissures). Pour le gestionnaire, c’est aussi moins de chauffage consommé et des dépenses réelles proches des calculs de l’étude thermique.
En résumé
Avec 0,28 m³/(h.m²), quatre fois sous le seuil réglementaire, cette salle de restauration scolaire neuve illustre une étanchéité à l’air pilotée comme un vrai critère de qualité. À la clé : une ventilation maîtrisée, moins de risques d’humidité et des consommations de chauffage réduites sur la durée. ADNE Ingénierie réalise les mesures de perméabilité à l’air des bâtiments tertiaires neufs et rénovés, en Vendée et en Loire-Atlantique, pour attester la performance réelle de votre enveloppe à la réception.
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