En construction neuve, la RE2020 ne s’arrête pas au permis de construire. Une seconde attestation, à l’achèvement des travaux, vérifie que le bâtiment réellement construit tient les promesses de l’étude. C’est elle qui clôt le cycle réglementaire, et c’est aussi celle que beaucoup découvrent trop tard. Pour le maître d’ouvrage — particulier ou promoteur — bien l’anticiper, c’est sécuriser la conformité administrative de l’opération et éviter de mauvaises surprises à la livraison. Voici ce que cette attestation vérifie, qui peut la délivrer, et comment en faire une simple formalité plutôt qu’un moment de vérité stressant.

Deux attestations RE2020, à ne pas confondre
La RE2020 impose deux attestations à deux moments distincts :
- Au dépôt du permis : elle atteste que la conception respecte la réglementation. C’est une intention.
- À l’achèvement des travaux : elle atteste que le bâtiment livré est conforme. C’est un résultat.
C’est la seconde, souvent reléguée en bas de la liste des formalités de fin de chantier, qui pose le plus de difficultés quand elle n’a pas été anticipée.
Que vérifie l’attestation de fin de travaux ?
Prévue par les articles R. 172-1 et suivants du code de la construction, elle repose sur une visite de contrôle sur site et l’examen des justificatifs. Le contrôle porte notamment sur :
- La conformité de l’isolation et des menuiseries posées par rapport à l’étude.
- Les équipements de chauffage, de ventilation et d’eau chaude réellement installés.
- La prise en compte de l’étanchéité à l’air et le recours aux énergies renouvelables.
Le professionnel conclut clairement : soit le bâtiment est conforme, soit les irrégularités sont listées. C’est une vérification de cohérence entre ce qui a été calculé et ce qui a été construit.
Qui peut la délivrer ?
La réglementation réserve cette attestation à des profils précis : diagnostiqueur DPE certifié, architecte, bureau de contrôle, organisme certificateur ou bureau d’études compétent. Le maître d’ouvrage ne peut pas l’auto-délivrer. Confier ce contrôle à un bureau d’études thermiques qui maîtrise aussi le calcul réglementaire a un avantage : il comprend l’étude initiale et repère vite tout écart entre projet et exécution.
L’erreur fréquente : la découvrir à la dernière minute
L’attestation à l’achèvement est obligatoire pour toute construction neuve soumise à la RE2020 et conditionne la régularité administrative de l’opération. L’erreur courante : l’oublier jusqu’à la veille de la livraison, puis découvrir un écart — menuiserie remplacée par un modèle moins performant, isolant aminci, chauffage modifié en cours de chantier sans revalidation. Constaté à la visite finale, l’écart se corrige rarement sans surcoût ni retard.
Conseil ADNE — Gardez le lien entre l’étude thermique du permis et le chantier : faites revalider toute substitution de matériau ou d’équipement avant la pose, et traitez l’étanchéité à l’air par une mesure. L’attestation finale devient alors une simple confirmation.
Sur une maison individuelle neuve en Maine-et-Loire, la visite de contrôle a justement confirmé la conformité du bâtiment livré : l’étude avait été suivie, et l’attestation n’a fait que valider une conformité construite, sans rien découvrir de problématique.
En résumé
L’attestation RE2020 à l’achèvement n’est pas une case à cocher : c’est le contrôle qui vérifie que le bâtiment livré tient les promesses de l’étude. Bien anticipée, elle passe sans accroc ; négligée, elle révèle des non-conformités coûteuses au pire moment. ADNE Ingénierie, diagnostiqueur DPE et bureau d’études thermiques, établit les attestations RE2020 au permis comme à l’achèvement et accompagne les maîtres d’ouvrage tout au long du chantier.
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