La ventilation d’un bâtiment de bureaux ne répond pas aux mêmes règles que celle d’un logement. En résidentiel, la réglementation fixe des débits par pièce et la simple flux hygroréglable domine. En tertiaire, l’arrêté du 24 mars 1982 fixe des débits d’air neuf par personne ou par m², et la double flux s’impose souvent pour des raisons d’efficacité énergétique et de qualité d’air. Un bureau ouvert, une salle de réunion, un hall, des sanitaires : autant de locaux aux besoins différents. Un CCTP ventilation bien rédigé fixe le cadre technique qui permet de mettre les entreprises en concurrence sur une base identique. Exemple sur l’extension d’un bâtiment de bureaux en Vendée, sous RT2012.

Quel système de ventilation pour des bureaux ?
Le projet porte sur l’extension d’un bâtiment tertiaire en Vendée (zone H2b), soumis à la RT2012 avec un objectif Q4 = 1,70 m³/(h.m²). Le lot ventilation prévoit une centrale de traitement d’air double flux à faible consommation, implantée en toiture, avec réseau de gaines, diffuseurs et bouches de soufflage et de reprise.
La double flux a un atout décisif en tertiaire : elle récupère la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air neuf, réduisant les déperditions par renouvellement d’air, l’un des principaux postes de consommation d’un bureau bien isolé. La puissance du moto-ventilateur doit être conforme à l’étude thermique RT2012.
Quels débits par type de local ?
L’arrêté du 24 mars 1982 fixe les débits minimaux selon la destination des locaux :
- Hall recevant du public : 18 m³/h par personne
- Bureau collectif : 25 m³/h par personne
- Salle de réunion : 30 m³/h par personne
- Cabinet d’aisances isolé : 30 m³/h (groupés : 30 + 15N)
- Cuisine (moins de 150 repas) : 25 m³/h par repas
Ces débits sont des minima. L’entreprise doit réaliser la note de dimensionnement de la VMC conformément au DTU 68-1.
Quelles exigences acoustiques et d’étanchéité ?
L’implantation en zone exposée au bruit impose une conception acoustique soignée : les équipements ne doivent pas générer plus de 3 dB(A) d’élévation en limite de propriété. Le CCTP impose des suspentes anti-vibratiles, des silencieux sur les gaines et des joints souples sur les équipements tournants.
Côté étanchéité à l’air, l’objectif Q4 = 1,70 m³/(h.m²) engage tous les corps d’état. Pour le lot ventilation : fourreaux dans les traversées de gaines, rebouchage à la laine minérale et mastic coupe-feu aux deux extrémités, et coordination avec les autres lots pour éviter les points de fuite.
Quelles marges et quels essais à la réception ?
Le CCTP fixe des coefficients de surpuissance pour garantir les performances en conditions réelles :
- Ventilateurs et pompes : + 5 %
- Échangeurs et corps de chauffe : + 10 %
- Moteurs électriques : + 25 %
À la réception, l’entreprise réalise un autocontrôle et une réception aéraulique : relévé des débits et températures à chaque bouche, contrôle acoustique, équilibrage des circuits. Tout défaut est corrigé à ses frais avant réception.
Bon à savoir — Un CCTP ventilation ne contient pas les dimensionnements finaux : ceux-ci incombent à l’entreprise dans son étude d’exécution. Le CCTP fixe les objectifs (débits, bases climatiques, niveaux sonores, surpuissances, étanchéité, protocole de réception) qui rendent les offres comparables et la conformité vérifiable.
En résumé
Un CCTP ventilation tertiaire bien rédigé fixe le cadre : débits par local selon l’arrêté du 24 mars 1982, bases climatiques, exigences acoustiques, surpuissances, étanchéité à l’air et protocole de réception. C’est ce cadre qui permet de comparer les entreprises sur une base identique et de vérifier la conformité des installations. ADNE Ingénierie rédige vos CCTP ventilation tertiaire en mission de maîtrise d’œuvre, en cohérence avec les études thermiques (RT2012 ou RE2020), les plans d’architecte et les contraintes acoustiques et d’étanchéité à l’air du projet.
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